Onyl Gédéon

En Haïti, les élections approchent: les candidats se dessinent et se décident!

Moïse Jean-Charles a toujours été un candidat à la présidence mais dire que Martine Moïse, l’ex-première dame se dit intéressée à se porter candidate aux prochaines joutes électorales est surprenant. De même, il y a une chose particulièrement étrange que tous les curieux peuvent observer: les deux Moïse sont tous escortés désormais d’agents de sécurité. L’ex-première dame, Martine Moïse, a à ses trousses des hommes aux yeux bleus dont personne connait l’identité alors que Moïse Jean-Charles lui-même qui, pendant longtemps parcourait la République tout seul ou du moins sans de garde de corps spécialisé est désormais flanqué d’un groupe de policiers. Comment faut-il comprendre ce virement à 360 degrés de ces deux acteurs politiques? Qui leur donne ces agents de sécurité? Qui sont derrière ces deux potentats? De telles questions peuvent etre simples pour certains mais a de grandes importances pour ceux qui aiment analyser.


Tout d’abord, il faut se rappeler que le mari de Martine Moïse, l’ex-président Jovenel Moïse, était assassiné dans des conditions pour le moins très troublantes. Depuis le 7 juillet 2021, date de l’attaque meurtrière à la résidence du président, il y a une enquête qui se poursuit. Jusqu’aujourd’hui, mis à part de quelques arrestations, de mis en isolement et de certaines interdictions de départ, il n’existe pas encore d’éléments plausibles. Sommes-nous entrain de nager dans des eaux troubles? En tout cas, si ce que la Radio Télé Métronome révèle est vrai, au sens que l’ex-première dame se déclare candidate à la présidence pour les prochaines éléctions en Haïti, le peuple est en droit d’avoir des suspicions légitimes sur tout le monde, s’agissant de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse. Il y a donc anguille sous roche. Il va falloir aller en profondeur pour trouver les vraies causes de la mort du président. En ce sens, toutes les pistes sont à explorer, même celles qui sont peu probables comme la relation entre l’ancienne première dame et son mari lâchement abattu.


Pour l’instant, il existe plus que 200 partis politiques en Haïti. L’ancien président, Joseph Martelly dont Son Excellence, Mr. Jovenel Moïsie en était le dauphin ne cache pas ses ambitions pour aller aux prochaines compétitions électorales. Mr. Laurent Salvador Lamothe, ancien premier ministre sous le gouvernement de Martelly, après avoir obtenus de charge à la suite d’un décret publié par le président Moïse à peine décédé, sort de ces gons oubliant les millions qu’il a gaspillés notamment dans les questions des lampadaires et des 25 stades inexistants dont il dit avoir construit avec les fonds de Petrocaribe. Entretemps, un premier ministre nommé mais non installé par son patron décédé forme un gouvernement avec des ministres dont les membres de l’opposition radicale et même modérée disent ignorer l’identité politique. Des accusations de tout bord se formulent. Récemment, le premier conseil des ministres se terminent non sans incident puisqu’il a donné lieu au premier conflit entre le secrétariat du palais national et le premier ministre lui-même. Du coup surgit la question suivante: a quoi les citoyens peuvent s’attendre dans les prochains jours, mois et années.


Il faut se rappeler qu’Haïti est la première république nègre indépendante de la planète Terre. La France a exigé une somme faramineuse pour dédommager les colons, anciens bourreaux qui s’étaient enrichis du travail des noirs de cette colonie pour reconnaitre son indépendance. L’instabilité provoquée par les puissances coloniales et colonisatrices a conduit à son occupation par les Etats-Unis en plusieurs occasions. Que reste-t-il à Haïti sinon que peines et misères? Dans de telles meandres, il faut un sursaut patriotique de grande envergure pour que Haïti renaisse de ses cendres tenant du contexte actuel de la politique à l’échelle mondiale.


Lettre du Président de l’organisation Leaders Sans Frontières-Haïti à la nation haïtienne à l’occasion de la fête du drapeau

Chers (ères) compatriotes,

Le 18 mai demeure un jour sans précédent dans notre histoire de peuple. Elle est non seulement la date de création du Drapeau mais aussi celle de la célébration de l’université. Cependant, nous constatons que les fondements de ces deux grands projets sont ébranlés tant qu’ils n’apportent pas les résultats escomptés.

Chers (ères) concitoyens (nes), la bataille qui a conduit à la libération des esclaves de St-Domingue et qui a abouti à la création du Drapeau, le 18 mai 1803 ne fut pas des moindres. L’histoire se souviendra toujours des sacrifices consentis par nos vaillants soldats qui ont lutté à côté du Commandant Général en Chef, Dessalines et les prouesses de ce dernier qui allait devenir le père fondateur de la nation haïtienne le 1er Janvier 1804. Ces héros, pour leur part, ont fait ce qu’il fallait faire. Chaque génération a sa mission. Quelle en est donc la nôtre sinon que de transformer ce pays en un endroit où il fait bon de vivre!

Aujourd’hui, l’Haïti que nous chérissons tous expérimente une douleur atroce. En tant que mère, elle est incapable de prendre soin de ses fils qu’elle aime tant. Certains de ses enfants la trahissent et la font souffrir amèrement. Cependant, nous pouvons contribuer à marquer un tournant décisif dans son histoire. Oui, nous pouvons êtres les nouveaux héros de l’indépendance d’Haïti. Ce pays a besoin d’une nouvelle indépendance pour sortir de l’ignorance, de la médiocrité et de l’échec collectif. Il faut mettre fin aux simulacres et à l’insouciance de l’apparence. Levons-nous et bâtissons donc un état insulaire fort qui épouse de nouvelles valeurs comme: l’excellence, l’intégrité et le service.

Je ne terminerai pas mon intervention sans remercier tous ceux et celles qui travaillent sans relâche et ceci jour et nuit dans divers domaines pour changer les images d’Haiti et apporter une lueur d’espoir aux désespérés en dépit de la faible lumière qui apparaît à l’horizon. N’oubliez jamais ce proverbe haïtien: “Piti piti, zwazo fè nich.” Si chacun fait ce qu’il a à faire, cela pourra contribuer à changer la donne. Cessez donc de critiquer sans rien construire. Apportez toutes vos lumières et tous vos moyens. Rejoignez-nous pour redorer le blazon de cette oeuvre colossale.

Soyons donc les nouveaux héros haïtiens, oui, les héros haïtiens du 21ème siècle. L’histoire retiendra que nous avions, en des temps fâcheux, contribué à replacer Haiti sur l’échiquier mondial comme une nation développée et stable.

Vive Haiti !

Merci

Onyl Gédéon
Président, Leaders Sans Frontières-Haïti


Les familles chrétiennes face à la monotonie: enjeux et perspectives

Introduction

Parmi toutes les menaces auxquelles font face les familles, la monotonie est considérée comme celle qui les tue lentement. Elle opère comme une poison violente dont les effets nocifs ne sont pas ressentis dans l’immédiat. Se définissant comme tout ce “qui lasse par son uniformité, par la répétition, par l’absence de variété”, elle s’oppose à la créativité qui est la capacité d’innover, c’est à dire d’apporter des modifications dans la manière d’agir au quotidien. Le plus souvent, elle est “associée à la régularité, la routine, l’ennui et la lassitude. Dans une vie monotone, tous les jours se déroulent d’une manière plus ou moins pareille, avec les mêmes engagements, un emploi du temps identique. Pourtant, les familles, qu’elles soient traditionnelles ou modernes, sont des institutions très dynamiques puisqu’elles évoluent au rythme des sociétés. Alors, en quoi la monotonie les menace-t-elle? Autrement dit, quels en sont les impacts sur les familles? Quelles actions devraient-être entreprises pour les préserver de toute éventuelle dislocation ou disparition? Une étude des caractéristiques d’une vie familiale monotone permettra de faire ressortir les enjeux d’un tel problème et de proposer quelques pistes de solutions pour une vie familiale chrétienne plus dynamique.

Familles chrétiennes: tentative définitionnelle

Les familles chrétiennes constituent un lieu de relation interhumaine et de fécondité qui assure la croissance de l’humanité. C’est donc un prototype de toute société selon Dieu dans une perspective de collaboration avec l’action créatrice et providentielle. C’est par excellence, une institution divine fondamentale. Elle est d’ailleurs la cellule mère du Royaume de Dieu dans une perspective humano-divine. Ce n’est pas sans raison que le Saint Paul présente l’église comme une famille de familles. C’est en effet, le lieu naturel d’une vie accomplie sous le regard de Dieu. L’adoption de la famille de Joseph et de Marie pour élever Jésus traduit clairement cette vision.

De plus, elles sont le symbole de la communauté universelle de tous les hommes appelés à former le Peuple de Dieu autour du Christ et un des lieux où se construit l’Église, famille élargie de tous les croyants. C’est l’espace privilégié pour une vie de grâce puisqu’elle est la forme fondamentale de la vie de l’Église. Tout en étant la cellule mère de la société civile, elles sont aussi celles de l’église, assurant sa croissance, actualisant la vie de la grâce et assurant la première transmission de la foi. C’est Jésus-Christ qui, réalisant en sa personne cette Alliance, en inaugurera le caractère universaliste. Il est donc clair que la famille est une institution de grande importance. Maintenant quels effets la monotonie produit-elle sur elles?

Les effets de la monotonie sur les familles chrétiennes

La monotonie, comme c’est le cas d’ailleurs dans toutes les organisations, produisent une série d’effets négatifs sur les familles chrétiennes. Tout d’abord, elle réduit la productivité. Pour produire, les gens ont besoin d’être libre d’innover. C’est d’ailleurs cette manque d’inspiration qui fait perpétuer les habitudes. Ensuite, elle empêche le développement et l’épanouissement personnel. Quand des individus se sont adonnés aux mêmes activités, ces dernières deviennent des rituels qu’ils ne souhaitent changer sous aucun prétexte. La place pour l’apprentissage diminue considérablement. Etant donné que tout devient une espèce de répétition, les conjoints et les enfants commencent à se sentir épuisés et fatigués de faire la même chose encore et encore. Il en résulte que des oublis, des erreurs se cumulent entraînant ainsi une perte de temps considérable à force de recommencer à chaque fois. De même, les liens sentimentaux commenceront par connaître une certaine froideur conduisant au retrait puis au divorce.  Maintenant que peuvent faire les familles chrétiennes pour éviter d’être laminées par la monotonie?

Conseils pour des familles chrétiennes plus dynamiques

Comme mentionné plus haut, la monotonie est une menace pour les familles mais ce n’est pas un problème sans solution. Il existe, en effet, plusieurs actions qui peuvent être entreprises pour sauver les familles de la monotonie. En voici donc quelques propositions sans être pourtant exhaustives:

  1. Variez les tâches au cours de la journée.
  2. Dinez avec un autre couple chaque mois
  3. Planifiez de manger dans un restaurant au moins une fois chaque trimestre
  4. Organisez des sorties a la campagne pendant les périodes festives
  5. Prenez des vacances ensemble 
  6. Visitez des lieux historiques ou des endroits ensemble
  7. Décidez de vous habiller de la manière au moins un dimanche chaque mois
  8. Priez ensemble (en famille)
  9. Elaborez un horaire de prière en couple par semaine
  10. Regardez un film ensemble une fois par mois et organisez un petit moment de réflexions, de questions/reponses pour stimuler l’echange
  11. Participez dans des séminaires, des retraites ou des études ensembles
  12. Dirigez une formation/émission, classe/ étude ensemble
  13. Choisissez d’organiser chaque mois un rassemblement (get together, kabrit/pwason boukannen)
  14. Célébrez l’anniversaire de chacun (enfants, maris et femmes) d’une manière différentes chaque année
  15. Prenez 30 minutes chaque jours pour discuter avec son conjoint/e de sa journée, deceptions et accomplissements
  16. Diversifiez les robes de nuit et mettez-y un peu plus de créativité
  17. Prenez un cours de danse ensemble si possible
  18. Faites un peu de sport ensemble (saut a la corde par exemple, aller au vélo ou marcher ensemble)
  19. Suivez une émission éducative ensemble et prenez un peu de temps pour en faire des commentaires

Conclusion

La monotonie, nous l’avions vu, constitue un défi majeur pour la survie des familles chrétiennes. Les difficultés qu’elle engendre sont de taille notamment pour les conjoints et leurs enfants. Actuellement, le taux de divorce tant à augmenter de façon progressive dans les sociétés. Il est tout à fait légitime de lancer des débats à tous les niveaux pour mieux analyser et cerner le problème. Toutes les formes d’initiatives sont à encourager afin de déterminer lesquelles auront plus d’impacts positifs sur le fonctionnement des familles chrétiennes. En attendant que des recherches viennent mieux élucider le problème et en apporter des solutions plus sûres et plus durables, il convient aux familles de faire preuve de discernement et de créativité afin d’éviter de provoquer leur propre dislocation.


La prise de risques selon la bible: une analyse de la situation actuelle d’Haiti au regard des deux premiers versets du chapitre 11 des Ecclésiastes

Introduction

Au début de cette semaine, la nouvelle vient de tomber comme une bombe dans la presse: 12 clubs de football ont décidé de rompre avec la tradition de la ligue des champions pour céeer un Super League. Tout est pour l’instant au stade de projet. Mais le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils encourent des risques énormes en voulant fonder cette nouvelle structure footbalistique à en croire les analystes même s’ils ne sont pas tous unanimes sur ce point. Quoiqu’il en soit, un fait certain: si cette décision parvient à se matérialiser, les partisans de la rupture auront quand même à faire face à de sérieux défis pour avoir seulement cherché à être créatif et innovant face à un système qu’ils disent être trop peu rentable pour eux. Tout à coup, il me venait à l’esprit de refléchir sur la prise du risque au regard de la bible, ce qui m’a conduit au chapitre 11 du livre des Ecclésiastes notammement aux deux premiers versets. Quelle leçon pouvons-nous en tirer? Comment les chrétiens d’aujourd’hui pourraient-ils s’en servir pour mieux organiser leur vie et servir Dieu? C’est à ces questions que répondra cet article.

La crise de l’esprit en Haiti: entre diplôme et prières

En Haiti, il y a beaucoup de personnes qui ont plusieurs diplômes d’études complétées soient dans le pays, soient dans de prestigieuses universités à travers le monde. Cependant, très peu d’entre eux parviennent à entamer des projets qui auraient pu changer leur vie et le cours de la société haitienne. Au lieu de transformer leur savoir en argent ou développement, ils préfèrent jaser en se vantant de leur formation dont ils sont d’ailleurs incapables, dans la majorité des cas, de transformer de passif à actif. Par ailleurs, ils ne sont pas les seuls à être peu entreprenants. Les chrétiens, du secteur protestant, eux aussi, ont fait preuve d’une certaine manque de créativité. Au lieu de se lancer dans les affaires, ils prient sans arrêt comme si Dieu passait lui-même tout son temps à faire la même chose à chaque instant. D’ailleurs, c’est ce qui explique pourquoi, dans les mariages, les gens ont presque tendance à chanter des musiques d’inspiration non-chrétienne. Ceux qui se disent psalmistes ne sont pas capables de comprendre qu’il y à un terrain propice à s’accaparer pour Dieu et pour eux. De plus, combien de restaurants, d’hôtels, de clubs ou d’autres endroits de divertissement à vocation chrétienne existent-ils dans le pays? Mise à part des écoles dites congréganistes largement dominées par les catholiques, combien d’écoles protestantes peuvent rivaliser d’autres de ce genre? Presqu’aucune. La liste est longue mais pour faire une économie de temps, il est mieux d’en rester là. Mais est-ce une bonne attitude de la part de ceux qui se disent chrétiens? La réponse est non.

La prise de risque: un engagement pour booster la créativité, l’innovation et le progrès en Haïti

En effet, la prise de risques n’est pas anti-biblique. Bien au contraire, elle en émane. Elle est d’ailleurs le fruit d’un principe biblique clé qu’est la foi. Voici que la Bible en dit: “La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.”[i] Voyez-vous? Si quelqu’un prend le risque de croire en un Dieu qu’il ne voit pas, comment se fait-il qu’il est aussi incapable de croire dans un projet qu’il conçoit lui-même? C’est un peu bizarre, n’est-ce pas? Au chapitre 11 du livre des Ecclésiastes tiré des Saintes Ecritures notamment aux deux premiers versets, il est écrit ceci:

“Engage-toi dans une affaire, même en courant des risques, un jour tu peux y retrouver ton compte. Bien plus, investis ton argent dans plusieurs affaires, car tu ne sais jamais quel malheur peut arriver sur la terre[ii].

L’observation de cette bribe d’écriture nous enseigne plusieurs leçons. Tout d’abord, pour bâtir des entreprises, il faut prendre des risques. Ma femme dit assez souvent: “Si nous faisons toujours les mêmes choses, nous obtiendrons toujours les mêmes résultats.” En réalité, elle a raison, car les mêmes causes produisent les mêmes dans les mêmes circonstances. Mais, qui pis est, c’est que parfois, elles peuvent produire des résultats bien pires notamment quand les conditions se dégradent davantage. La deuxième leçon qu’il faut en tirer est un enseignement que tous les hommes d’affaires intelligents maitrisent laquelle peut être bénéfique à tout le monde. Robert Kiyosaki (2015) a écrit un livre à succès intitulé: Le Quadrant du Cash Flow: un guide pour atteindre la liberté financière”. Dans cet ouvrage, il a voulu montrer que toute personne sur terre se trouve dans un cadrant s’agissant de la manière dont il gagne sa vie. Mais les gens qui se trouvent dans le quadrant 3 et 4 semblent être plus intelligents dans la mesure où, non seulement qu’ils cherchent à gagner de l’argent en se procurant différentes sources de revenu, mais ils arrivent à un certain moment, surtout ceux du dernier quadrant, où ce ne sont plus eux-mêmes qui travaillent pour de l’argent mais c’est leur argent qui travaille pour eux. Alors, les idées véhiculées dans ce livre semblent corroborer les paroles relatées dans ce texte biblique. Il est vivement conseillé à chacun d’investir mais de le faire à plusieurs niveaux afin d’épargner certains méfaits de l’histoire. Lorsque mon épouse perdait son emploi pendant la période de Covid-19, la famille en souffrait énormement. N’était-ce pas l’application de ce principe, aujourd’hui, nous aurions bien plus de difficultés que ce que nous encourons aujourd’hui.

Conclusion

En definitive, il est important de comprendre que savoir pourquoi on fait quelque chose est plus important que la dite chose que l’on fait (Joy, 2017). Si nous acquérons des diplômes et prions sans pouvoir poser les actions qui nous aideront à changer nos vies, nous serons tous foutus dans un avenir pas trop lointain. Comme a dit un viel adage: “Qui ne risque rien, n’a rien.”Soit que nous prenions les risques qu’il faut pour contribuer à renverser cet état de chose délétère dans ce pays, soit que nous acceptions de voir tout partir en fumée.  Le pays se dérobe sous nos yeux comme des nuages qui se dissipent. Si nous adoptons une attitude attentiste et passiviste, les prochaines générations auront à nous reprocher de n’avoir rien fait ou de n’avoir pas assez travaillé pour laisser un héritage plus digne. Que vous soyez chrétiens ou autres, prenez donc des risques pour bâtir l’avenir de vos enfants, pour contribuer au relèvement de notre chère patrie en détresse ! Par-dessus tout, inspirez-vous de la bible car elle contient beaucoup d’idées qui peuvent vous aider à mieux orienter votre vie bien au-delà des clichés que certains peuvent avoir quant aux faits qui y sont exposés.

Références

Joy, J. (2017). Commencer avec la fin en tête. Tiré en ligne sur  https://medium.com/scribe/commencer-avec-la-fin-en-t%C3%AAte-4a079ec0e8db

Kiyosaki, R. T. (2015). Le quadrant du cashflow ; un guide pour atteindre la liberté financière. Quebec, Canada. Edition Un monde Différent


[i] https://saintebible.com/hebrews/11-1.htm

[ii] https://www.bible.com/fr/bible/63/ecc.11.1, version lecture courante


Bien communiquer pour bien résoudre nos conflits

Il est facile de parler, mais difficile de communiquer. Le premier est un exercice physique, pourtant l’autre est un art qui exige bien plus qu’un mouvement de lèvres. L’objectif de toute communication est de parvenir à une compréhension mutuelle. Quand cela arrive, la chance pour que les conflits existent diminuent, voire disparaissent. Alors, la question qu’il convient de se poser est celle-ci : comment communiquer pour résoudre nos conflits ?

La puissance de la parole dans la communication 

La parole est une arme très puissante. Elle façonne notre réalité. Elle a le pouvoir de provoquer des effets positifs ou négatifs sur les gens. C’est pourquoi, il est important de prendre le contrôle, bien que ça ne soit pas toujours évident. Toutefois, il ne fait aucun doute que celui qui fait attention préserve son âme des angoisses et évite sa perte. Combien de relations sont brisées, d’employés renvoyés, de pays effondrés à cause d’un mauvais usage de la parole ! Pourtant, si les personnes concernées savaient bien communiquer, elles auraient pu éviter bien de tracas. Donc, la cause de nos conflits est un manque de compréhension mutuelle et emphatique, qui rendent les individus autoprotectifs et critiques, en créant chez eux une mauvaise impression, laquelle conduit a une fin malheureuse. (Smith, 2018). 

La bonne communication est empathique

La communication, pour qu’elle soit efficace, doit être emphatique. Pourtant, certaines personnes, en situation de conflit, perdent parfois toutes notions d’empathie. L’un des auteurs qui expliquent pourquoi elle le sont ainsi est Kahneman. En effet, les personnes qui sont devenues non empathiques pour communiquer opèrent selon un système de pensée qui est superficiel, donc inconscient, irrationnel et émotionnel lorsqu’elles sont frustrées ou stressées, ce qui les rendent plus susceptibles de faire des suppositions, de tirer des conclusions hâtives, de rester sur la défensive et de ne pas écouter attentivement (Shleifer, 2012).

Le communicateur efficace est humble

Soyez toujours humble en communiquant. L’humilité vous pousse à choisir vos mots avec soin. Par exemple, au lieu de dire, « vous ne parlez pas avec clarté », vous pouvez dire, « je ne comprends pas trop bien ce que vous dites. » Cela fait toute la différence. En réalité, dans une dispute, il suffit que l’un des protagonistes se rende compte du fait que le langage utilisé est inapproprié  pour que tout s’arrête là. Donc, le fait de s’exprimer avec humilité peut refroidir la conversation, si elle était trop bruyante et brulante.

Devenez tous un maître Aikido pour communiquer

L’Aikido est un art martial japonais moderne qui utilise des principes de non-résistance pour neutraliser un adversaire. Un maitre Aikido est donc quelqu’un qui choisit de résoudre pacifiquement ses conflits en utilisant l’énergie de son adversaire pour détourner et rediriger une attaque sans danger. Pour y parvenir, vous aurez besoin de pratiquer les principes de l’écoute active, laquelle exige la maîtrise de certaines techniques. Johnson (2020) en présente cinq :

1) Soyez présent

Il n’y a rien de plus lassant et embarassant que de parler avec quelqu’un qui est occupé et distrait. Cette attitude traduit un manque de respect et peut tourner la conversation en pagaille.

2) Soyez silencieux

Le fait d’interrompre une personne qui te parle montre clairement que vous n’écoutez pas. Cela peut lui donner l’impression que votre unique but est de faire passer votre point de vue.

3) Démontrez votre présence

L’une des rares moyens de montrer que vous êtes là, c’est d’être participatif. Etre silencieux ne veut pas dire que vous ne devez rien faire. Au contraire, on se tait pour écouter, afin de pouvoir s’exprimer sans biaiser l’intervention de l’autre. Par ailleurs, vous pouvez secouer la tête par exemple, c’est comme dire « vous pouvez continuer. »

4) Soyez curieux

Le fait d’être curieux n’est pas une mauvaise chose. Vous pouvez par exemple poser des questions. Si vous faites cela, cela traduira l’idée que vous montrez de l’intérêt pour ce que l’autre dit et cette personne se sentira valorisée. Ce faisant, vous accomplirez l’une des sept habitudes des personnes les plus efficaces, comme le dit Stephen Corvey : « Cherchez d’abord à comprendre afin d’être compris » (Corvey, 1989).

5) Paraphrasez en répondant

Il est vivement conseillé de résumer ce que vous avez attendu ou de paraphraser en répondant. Cela permettra a l’autre de voir que vous l’aviez suivi et le poussera à vous écouter davantage en retour.

Pour conclure, on peut dire que dans la vie, il est possible d’éviter tous les conflits. Mais, avec une communication empathique emmaillée d’humilité et d’amour, il est possible de surmonter beaucoup de conflits non necessaires. Pour cela, chacun a besoin de se montrer attentifs et habiles en s’exprimant avec sagesse et en écoutant activement l’autre. Lisez des ouvrages, participez à des séminaires, afin de développer vos habiletés communicationelles, lesquelles vous permettront de résoudre un conflit sans heurt.

Références

Covey, S. R. (1989). The seven habits of highly effective people: Restoring the character ethic. New York: Simon and Schuster.

Johnson, D. (2020). How ‘Verbal Aikido’ Can Help You Avoid Stupid Arguments. Consulte le 15 avril 2021 sur le site https://humanparts.medium.com/why-its-easy-to-get-into-stupid-arguments-8c6f2310685b

Smith, J.S. (2018). The Number One Cause of Arguments and Fights. Consulté en ligne le 15 avril 2021 sur le site https://www.psychologytoday.com/us/blog/healing-and-growing/201806/the-number-one-cause-arguments-and-fights

Shleifer, A. (2012). Psychologists at the Gate: A Review of Daniel Kahneman’s Thinking, Fast and Slow. Journal of Economic Literature 2012, 50(4), 1–12, http://dx.doi.org/10.1257/jel.50.4.1 consulté en ligne sur https://scholar.harvard.edu/files/shleifer/files/kahneman_review_jel_final.pdf


Le rôle de la femme au foyer: une approche managériale pour comprendre les dynamiques des relations conjugales

La famille: une institution à part entière

A l’instar de toutes les formes d’entreprises les plus connues, la famille, bien qu’elle ne soit pas, au sens classique, une entreprise formelle, existe pour être dirigée selon des principes clairs, si l’on veut qu’elle donne les résultats escomptés. Cependant, l’un des problèmes auxquels elle fait face est le manque de clarification sur la manière dont chaque membre doit jouer son rôle pour qu’elle fonctionne bien. Ce déficit est d’autant plus crucial pour la femme qui, le plus souvent se trouve prise au piège dans un rapport dominant/dominé. Quelle devrait donc être la place de la femme au foyer pour que la famille s’épanouisse à profusion? Une analyse des différents rôles et des liens qui existent entre l’homme et la femme devrait permettre de faire jaillir la lumière autour de la question.

Vivre en famille est une question de rapports

Dans un foyer, tout est question de rapports, que ce soit au sexe, aux revenus, aux tâches et à l’éducation. Voila pourquoi il est difficile d’y vivre sans qu’il y ait parfois des heurts. Il faut souligner que, quelque soit le niveau de formation académique des personnes qui vivent en couple, la possibilité pour qu’il y ait des conflits entre elles est toujours présente. C’est normal puisqu’elles sont issues de famille différentes. Mais, ce qui pose davantage de problèmes c’est le déséquilibre au niveau des rapports. Comment, au fait, peut-il s’exprimer?

Le déséquilibre au foyer lié au sexe

À ce point de vue, il faut souligner deux choses. Tout d’abord, il s’agit de la courbe de satisfaction de chaque partenaire. D’habitude, les femmes prennent plus de temps pour jouir que les hommes. Si, en fait, aucun exercice de communication ne se fait au préalable pour discuter des zones provocatrices de sensations (érogènes) menant plus vite aux satisfactions, la femme pourra se sentir frustrée pour n’avoir pas pu jouir pleinement du rapport. Un autre problème est la question de position. Certains hommes peuvent se sentir supérieurs quand ils sont au-dessus, ou dans n’importe quelle position qui lui permet d’avoir une vue dominante du physique de la femme. Pourtant, il faudrait toujours inverser les positions et se demander comment ça marche mieux pour chacun. C’est nécessaire puis qu’il ne s’agit pas d’une compétition mais d’un exercice à deux, où chacun est là pour l’autre dans une perspective de bénéfices réciproques.

Le déséquilibre lié aux revenus

Dans certains pays, les disparités entre les hommes et les femmes sont telles que ces dernières perçoivent des salaires nettement inférieurs à ceux des hommes. Il est des cas où la société leur interdit d’occuper certaines fonctions et de travailler à certains postes. Quand cela arrive, la société crée les conditions nécessaires pour que les hommes dominent sur elles. C’est comme dit le vieil homme: “Qui finance, commande.”

Le déséquilibre lié aux tâches

Dans certaines sociétés, certaines tâches comme faire la vaisselle et la lessive sont réservées uniquement aux femmes alors que dans d’autres ce sont les deux genres qui les font. De plus, il se trouve que, dans certains cas, ce sont les femmes qui restent aux foyers pendant que les hommes vont travailler ailleurs. Mais, par manque d’éducation ou par méchanceté, certains hommes se contentent de minimiser les activités de ménage alors qu’elles sont très consumantes, et dépassent de loin certaines tâches accomplies dans un travail de bureau. Si les hommes prennent du temps pour évaluer le niveau de fatigue que ces travaux apportent aux femmes et le niveau de créativité qu’ils leur exigent pour qu’ils soient acceptables, ils finiront par avoir une attitude plus positive par rapport au travail des femmes aux foyers.

Le déséquilibre par apport a l’éducation

L’un des problèmes auxquels font face les femmes est celui des grossesses précoces et de l’allaitement des enfants. Ce sont deux activités qui consomment beaucoup de temps. Ensuite, il ne faut pas oublier aussi que dans certaines sociétés, ce sont les filles qui font les tâches ménagères, cela affecte la qualité de l’éducation qu’elles reçoivent puisqu’elles n’ont pas toujours suffisamment de temps pour étudier comme les garçons. En conséquence, devenues femmes, elles sont donc moins compétitives par rapport aux hommes.

Pour une redéfinition des rapports entre les hommes et les femmes

A ce niveau du débat, il est important de signaler qu’il faut arrêter les machines qui produisent les inégalités entre les hommes et les femmes. Cela demande une prise de conscience du problème afin d’y remédier. Il va falloir redéfinir les rapports en élaborant des lois qui pourront poser les bases pour une société égalitaire. De plus, un investissement dans une campagne d’éducation visant a déraciner les mauvaises pratiques et provoquer un changement de mentalité demeurent tout à fait légitime. Quand cela arrive, la société en sortira en gagnante et plus productive.

Onyl Gédéon, Facilitateur social


Les enfants, les adolescents et les jeunes: vulnérabilités et potentialités

Les enfants, les adolescents et les jeunes représentent l’avenir

Savez-vous que les enfants, les adolescents et les jeunes ont beaucoup de potentiel ? Savez-vous aussi qu’ils peuvent réaliser de grandes choses qui dépassent notre imagination? Maintenant, comment les aider à donner tout au moins à réaliser ce potentiel et cette énergie vitale, qui sommeille en eux, afin de réussir dans leurs viess ? Pendant longtemps, ces questions sont restées sans réponses, dans la société haïtienne. Cet article vise a faire ressortir les particularités de cette jeunesse, et la nécessité de les accompagner pour un meilleur lendemain.

Les enfants, les ados et les jeunes sont des êtres en devenir.

Les enfants, les ados et les jeunes sont comme des plantes. Ils faut les arroser pour qu’ils grandissent. Ils ont surtout besoin d’adultes responsables qui croient en eux, des gens qui peuvent les motiver et les encourager. Vous aimeriez que vos enfants réalisent de grandes choses. Alors arrêtez de les décourager, de les détruire avec des critiques qui n’ont pour seul but que de les empêcher de réaliser leurs rêves. La prolifération des paroles démotivantes ne font qu’entrainer les enfants, les ados et les jeunes dans une spirale d’échecs, qui auront un impact très significatif sur eux d’abord et la société ensuite.

L’erreur fait partie du processus de croissance des enfants, des ados et des jeunes.

Qui n’a jamais commis d’erreurs ? Personne. Si quelqu’un osait dire qu’il n’en a jamais commis une, c’est qu’il se fait passer pour un dieu et devient tout bonnement un menteur. Toutes personnes, même celles qui restent cloitrer à l’intérieur de leur maison, en ont commises. Après avoir constaté les erreurs des enfants, votre mission première comme personne adulte n’est autre que de les écouter, de les soutenir et de les aider avec amour.

Les enfants, les ados et les jeunes ont besoin de modèles.

Chemin faisant, il faut pour nos enfants, des créateurs d’idées, des repères et des motivateurs. Ils ont vraiment besoin de leaders visionnaires, capables de les accompagner dans leurs projets de vie. Mais ce travail de guide, pour être efficace, ne peut être conduit que par des adultes honnêtes qui n’ont pas l’intention de les manipuler et/ou de servir d’eux. Ce faisant, ils pourront apporter leurs contributions dans le développement durable que nous souhaitons tous.

Pour finir, il convient de féliciter tous les gens qui ont l’habitude de mettre sur pied des initiatives permettant aux enfants, aux adolescents et aux jeunes de découvrir leurs potentialités. Ce ne sont et ce ne seront pas des investissements perdus, car ils présentent l’avenir de toutes les nations.

Leoner Durosier, Conférencier motivateur.

Sous la supervision de Onyl Gédéon, Conférencier motivateur


Haïti chevauche un massif

Jeune haïtien hissant un drapeau à son mât

Le 7 février 2017, suite à une élection contestée, Mr. Jovenel Moïse fut élu président d’Haïti. Aujourd’hui, un grand débat éclate au sein de la société et la divise en deux grandes tendances quant à la durée du mandat de ce dernier. Se référant à l’article 134-2 de la constitution, les leaders de l’opposition avancent qu’ils devaient partir le 7 février 2021, alors que le président et ses partisans croient durs comme fer que la fin de son mandat arrivera le 7 février 2022. Jusqu’à présent, les protagonistes ne parviennent pas à trouver une entente. Entre temps, Haïti chevauche un massif où personne ne sait quand elle arrivera au sommet. Cette situation se traduit par la montée en puissance d’un ensemble de problèmes provoquant de grands malaises au niveau de la société. Comment se manifestent-ils ? Il s’agit ici de présenter le spectre de la réalité haïtienne actuelle en bref.

Une insécurité grandissante

La sécurité est l’un des biens publics prioritaires. Tout Etat responsable se doit de la garantir à tous les citoyens. En 2020, le pays a connu deux fameux « pays lock » où tous les citoyens ont dû passer des mois chez eux sans pouvoir vaquer à leurs occupations. Aujourd’hui, le pays se trouve paralysé par une vague de séquestration (kidnapping) sans précédent. Personne n’est épargné, pas même les enfants et les plus démunis. Selon l’organisation de défense des droits humains, Défenseurs Plus, « le nombre de kidnappings a atteint des records vertigineux durant l’année 2020. Officiellement, le nombre de cas recensés était de 124 entre janvier et août, mais les données informelles recueillies font état de plus de 1000 cas[i].

Une injustice boiteuse

La justice élève une nation et son absence en fait la ruine. Cette vérité est incontestable. En Haïti, le niveau de justice d’un individu dépend du niveau de relations qu’il peut entretenir avec des dignitaires. Les paroles de La Fontaine dans les Fables Choisies traduisent bien cette réalité : « Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cour vous rendront blancs ou noirs. » L’un des endroits où cette soif de justice se fait sentir est dans le domaine foncier. Personne ne sait quand il a bien acquis un domaine, même après l’avoir acquis depuis 20 ans. Quelqu’un qui a du pouvoir ou des relations avec des autorités de l’Etat, que ce soit vrai ou pas, peut venir avec des groupes armés et vous demander de vous déguerpir sous peine de vous faire exterminer.

Des services caractérisés par la corruption et l’inefficacité

Pour avoir un service, notamment dans les institutions publiques, tout le monde se fait prier. Sinon, faites en sorte de trouver les moyens pour payer quelqu’un d’autres (un démarcheur ou raketè comme on dit en créole haïtien). Parfois, les fonds alloués pour desservir la population sont utilisés à d’autres fins ou mal dépenses, avec pour finalité d’en tirer des gains sordides. Entre temps, le peuple souffre dans une misère noire et personne ne peut oser intenter une action en justice contre ses présumés fraudeurs.

Une éducation à vitesse multiple

Il est vrai qu’il existe un Ministère qui s’occupe de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle en Haïti. Mais, fort est de constater que presque chaque école suit son propre programme. La formation que reçoivent les citoyens ne leur permet pas de s’entendre. L’organisation même du processus de formation crée les conditions nécessaires pour alimenter les conflits. Autant de programmes, autant de société.

Une économie dominée par le monopole

En Haïti, n’importe qui ne peut pas prétendre à la richesse par entrepreneuriat. Chaque secteur économique est contrôlé par une personne ou un groupe de personnes bien spécifique. L’Etat ne garantit pas l’égalité de chance et opportunité. Les banques ne donnent du crédit que sur la base de relation personnelle. Quand ce n’est pas le cas, le taux d’intérêt exigé suffira pour vous décourager à ne pas penser aux affaires. Face aux pauvres, les nantis agissent comme le loup face à l’agneau des fables de La Fontaine. Si les haïtiens n’avaient pas pensé à d’autres alternatives, ils ne pourraient pas survivre dans cette jungle.

Conclusion

Il faut rappeler que depuis la fondation de la nation haïtienne jusqu’à aujourd’hui, le pays continue de faire face à différents problèmes. Ce n’est pas sans raison que le fondateur de la patrie, Jean Jacques Dessalines, lorsqu’il observait la manière dont certains hommes de couleur voulaient s’accaparer des richesses et des terres après l’indépendance d’Haïti en 1804 eut à déclarer et je cite :

“Et les Noirs dont les pères sont en Afrique n’auront donc rien [ii] ? »

Bientôt, il sera question de proposer quelques pistes de réflexion qui pourront servir de base pour la construction d’une nouvelle Haïti à laquelle les générations futures seront fières d’appartenir.

Onyl Gédéon, Le leaderologue


[i] https://defenseursplus.org/rapport-semestriel-sur-la-situation-des-droits-humains-juin-2020/

[ii] https://www.redalyc.org/pdf/1591/159144624005.pdf


Si vous voulez manger du sucre, préférez les fruits

À propos de cette image de défi

Cette semaine, pour satisfaire une envie de sucre, prenez un bon fruit bien juteux. Pourquoi cela compte ? Non seulement les fruits assouviront vos envies de sucre, mais ils vous apporteront aussi des vitamines et des nutriments qui peuvent vous aider à réduire vos risques de maladies cardiaques, d’obésité et de diabète de type 2. De plus, comme ils contiennent peu de matières grasses, de sel et de calories, les fruits permettent de garder un poids sain plus facilement.

La prochaine fois qu’une envie de sucre vous prend, pensez à la douceur naturelle des fruits. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils qui vous aideront à vous le rappeler. Astuces : pour faire des fruits une habitude, essayez de suivre ces conseils quotidiens.

Lundi : laissez des fruits en évidence

Au lieu de mettre vos fruits dans un bac de votre réfrigérateur, laissez-en sous vos yeux. Composez un joli saladier de fruits que vous placerez sur la table de votre cuisine. Ainsi, vous penserez à en manger.

Mardi : essayez les fruits surgelés, en conserve ou séchés

Les fruits frais, c’est excellent, mais vous pouvez aussi acheter des fruits surgelés et les conserver jusqu’à ce que vous souhaitiez les consommer. Et les fruits séchés ou en conserve peuvent faire d’excellents encas… Veillez simplement à choisir des fruits qui n’ont pas, ou alors peu, de sucres ajoutés.

Mercredi : prenez des repas plus fruités

Mettez des myrtilles dans vos flocons d’avoine. Ou des morceaux de fraises dans vos salades. Vous pourriez même intégrer des fruits dans vos plats principaux. En associant, par exemple, du poisson et des fruits exotiques, comme la mangue ou l’ananas.

Jeudi : préparez des encas sains pratiques

Trempez des fraises ou des tranches de pomme dans du yaourt. Ou étalez du beurre de cacahuètes sur une banane coupée dans le sens de la longueur. Et n’oubliez pas les fruits séchés, comme les raisins secs ou les abricots, ananas ou canneberges séchés.

Vendredi : faites un dessert original (et délicieux !)

Vous pouvez trouver des recettes d’excellents desserts à base de fruits en ligne. Comme celle de l’« ananas rôti au miel accompagné de yaourt grec » (faire rôtir ou griller les fruits rend leur goût encore plus sucré). Miam miam !

Samedi : savourez des fruits frais

Quand vous ferez vos courses, cherchez des fruits de saison. Et pas forcément au supermarché : c’est dans les marchés fermiers locaux que vous trouverez les fruits et légumes les plus frais (ils viennent directement de la ferme !).

Dimanche : intégrez les fruits à un mode de vie sain

Soutenez les efforts que vous faites pour être plus actif(-ve) en introduisant plus de fruits dans votre alimentation.

Pour plus de détails, veuillez consulter le site suivant: https://app.member.virginpulse.com/#/challenges/healthyhabits/3327689


Du présentiel au virtuel: enjeux et perspectives pour les organisations

Bien avant l’apparition de la pandémie Covid-19, beaucoup d’organisations travaillaient déjà sur une base virtuelle. Cependant, aujourd’hui, les chiffres tendent à augmenter. Toutefois, c’est un changement de paradigme qui fait peur à certains leaders parce qu’ils n’étaient pas bien préparés pour travailler dans un monde VUCA. Dans ce contexte, une bonne connaissance des formes organisationnelles les plus récentes deviennent un atout majeur. En effet, les formes naissantes les plus connues sont celles dites virtuelles. Que sont-elles? Comment fonctionnent-elles? Quels sont donc les avantages et inconvénients qu’elles présentent? Après avoir passé en revenu ces questions, le concept d’organisation ou d’entreprise virtuelle sera bel et bien élucidée.  

Organisation virtuelle: définition et typologies

A. Organisation virtuelle: définition

Une organisation virtuelle est une organisation dans laquelle les partenaires et les équipes travaillent ensemble au-delà des frontières géographiques ou organisationnelles au moyen des technologies de l’information[1]. Dans un sens très large, elle se réfère à la fois à la techno-entreprise (adoption et diffusion des TIC), la télé-entreprise (pratique du télétravail, l’entreprise externalisée, la cyberentreprise et le réseau temporaire formé autour d’un projet commun[2]. Ce modèle d’organisation transcende les frontières organisationnelles conventionnelles. En outre, elles s’imposent de plus en plus aux leaders du monde entier puisqu’elles grandissent en importance. Il en résulte également une disparation progressive de celles qui ne peuvent pas s’adapter, autrement, passer au virtuel.

B. Les typologies d’organisation virtuelle

En effet, il existe trois types d’organisation virtuelle. La première existe lorsqu’un groupe de personnes qualifiées forme une entreprise en communiquant par ordinateur, téléphone, fax et vidéoconférence. De plus, il est possible de retrouver une deuxième typologie quand un groupe d’entreprises s’associe et que chacune est spécialisée dans une certaine fonction telle que la fabrication ou la commercialisation. Un troisième type prend naissance quand une grande entreprise sous-traite bon nombre de ses opérations en utilisant la technologie moderne pour transmettre des informations à ses entreprises partenaires. De telles stratégies leur permettent de se concentrer sur sa spécialité.

Les avantages et défis du passage d’une organisation conventionnelle à une organisation virtuelle

A. Les avantages

Le passage à une organisation virtuelle présente beaucoup d’avantages. Tout d’abord, il permet d’augmenter la productivité. En outre, il entraîne la diminution du coût d’opération et d’embaucher les meilleurs talents quel que soit le lieu. Il en résulte que les problèmes se résolvent plus rapidement notamment par la formation d’équipes dynamiques. De plus, il crée la possibilité pour l’organisation de tirer parti plus facilement du personnel statique et dynamique. Cela permet aussi d’améliorer l’environnement de travail, d’offrir un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et personnelle et de bénéficier d’un avantage concurrentiel

B. Les défis

En fait, toute chose existe en son contraire[3]. En effet, le passage à une organisation virtuelle, bien qu’elle comporte des avantages, peut se révéler difficile tenant compte des défis qu’il présente. En ce sens, il exige des leaders un sursaut qui consiste à quitter le modèle ancien mettant l’emphase sur le contrôle pour adopter celui qui est basé sur la confiance. De plus, de nouvelles formes de communication et de collaboration seront nécessaires. C’est pourquoi, la direction doit se montrer flexible en créant les conditions adéquates pour qu’une culture d’apprentissage se développe. Enfin il nécessité une rééducation du personnel dont les coûts peuvent être très élevés. Ce débours a toute son importance puisque dans ce schéma, la surveillance du comportement des employés peut se révéler très difficile.

En définitif, l’organisation virtuelle présente une avenue intéressante pour l’économie actuelle. Cependant, les leaders vont devoir révisiter leurs méthodes de travail afin de s’adapter aux défis de l’heure et tirer profit des avantages qu’elle offre. De plus, ils doivent parvenir à mettre en place une plate-forme électronique efficace pour permettre aux employés d’exécuter leurs tâches. Donc, pour que le virtuel puisse actualiser ses potentiels, les leaders vont devoir apprendre à l’organiser…[4]


[1] Rue, W. L., Byars, L. L (2009). Management: skills and application. New York, McGraw-Hill Companies, Inc, 13rd edition, p.192-193

[2] Edouard, S., Gratacap, A. (2009). De l’entreprise virtuelle à l’entreprise écosystémique, dans Vie & sciences de l’entreprise, volume 1, N° 181, pages 27 à 40

[3]   Brooks, F. (Sans date). À la recherche de la loi des contraires. Consulté en ligne sur le https://www.philo5.com/Cogitations/081012LoiDesContraires.htm

[4] Meissonier, R. (2000).  Organisations virtuelle: Conceptualisation, Ingéniérie et pratiques. Sciences de

l’Homme et Société. Université de la Méditerranée – Aix-Marseille II, 2000. Thèse de doctorat, p. 321