Onyl Gédéon

Le temps des mercigrammes

Pour écrire une langue, une personne a besoin d’en connaître la grammaire. De même, pour vivre dans une société, un individu doit se familiariser avec ses valeurs, c’est-à-dire l’ensemble de règles de conduite qui créent le vivre ensemble. C’est comme une sorte de grammaire sociale qui joue le rôle de boussole pour les citoyens. Un mercigramme peut constituer un prédicat, pour guérir des plaies relationnelles restées béantes depuis belle lurette et servir de catalyseur pour une nouvelle année.

L’un des secrets pour voir la vie positivement, la changer radicalement et répandre le bonheur autour de nous consiste à envoyer des mercigrammes[i]. C’est “une manière de faire voir la vie du bon côté, pour les personnes que vous rencontrez et qui vous rendent service.”[ii]C’est un simple geste mais qui possède une vertu émotionnelle magique. Il est capable de vous influencer positivement dans votre vie familiale et professionnelle. Maintenant, la question qu’il convient de se poser est celle-ci: comment préparer un mercigramme ? Eh bien, c’est très facile. Il suffit de penser à quelqu’un qui vous a rendu un service et de lui envoyer un petit message de remerciement. Cela vous paraîtra surprenant de voir combien de bonheur que cet acte procurera tant à vous qu’au récepteur.

Par ailleurs, il faut signaler qu’il n’y a pas de « bon » moment pour envoyer des mercigrammes. Ils sont valables pour toutes les circonstances et occasions. Alors, qu’attendez-vous? Allez vite vous en préparer quelques uns. Soyez donc des ambassadeurs du bonheur, de la joie et de la paix. Pour vous en inspirer, je vous propose donc de suivre cet exemple:  

Notez bien qu’il est nécessaire de signer le mercigramme et de rappeler pourquoi il est envoyé. Chers lecteurs du blog des sociocrates et amis de la « Fondation Vivre et Réussir » , souvenez-vous que la fin de l’année 2020 s’approche. N’hésitez pas à faire une chaine de mercigramme afin de rendre d’autres gens heureux.  


[i]  Krammer, L. E., (1993). Chemins vers la puissance. Editions Dangles, in “La Science de l’Etre”

[ii]   Selon Didier Penissard,  Formateur et Auteur en développement personnel


Haïti : quelles leçons la Covid-19 m’enseigne-t-elle ?

L’apparition du covid-19 en Haiti: un effet de surprise

Le 19 mars 2020, la nouvelle est tombée comme une bombe : Haïti enregistre ses deux premiers cas de Covid-19. L’Etat haïtien n’a pas tardé pour décréter l’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire et adopter une série de mesures qui prendront des formes les unes plus sévères que d’autres : l’interdiction de réunions en nombre, le confinement, le couvre-feu, le port de masque obligatoire… De telles dispositions, bien qu’elles aient pour but la protection des citoyens, n’ont pas manqué de mettre en lumière la défaillance de cette société, déjà en lambeaux.

Une pandemie qui coincide avec une crise politique pourrie

En effet, la Covid-19 a mis à nu le système de santé d’Haïti, qui n’a pas les infrastructures nécessaires pour faire face à une épidémie aussi grave que celle-ci. A tout cela s’ajoutent les tabous et les manœuvres politiques et politiciennes qui rendent la tâche un peu plus compliquée. Il faut aussi se rappeler que la situation d’Haïti était déjà très critique. Les troubles politiques ont mis à mal le pays pendant des mois. On se souvient du mouvement pays lock, où plusieurs institutions haïtiennes ont fermé leurs portes pendant plus de 3 mois et où des régions sont restées inaccessibles. La Covid-19 vient ainsi fragiliser l’économie haïtienne déjà très faible. Au début de l’année 2020, Haïti était déjà comme St-Domingue, du temps de la colonie : un baril de poudre que la moindre étincelle pouvait faire sauter.

Quelles leçons faut-il apprendre de cette pandémie ?

Il faut s’entendre même en temps de guerre

Tout d’abord, il faut rappeler que la Covid-19 a fait son apparition en pleine crise politique et économique en Haïti, comme pour rappeler à tous qu’il y a des ennemis communs plus importants, qu’il faut apprendre à combattre ensemble en dépit des divergences d’opinion et d’intérêts qu’on peut avoir. La misère du peuple haïtien est criante. Elle saute aux yeux. L’un des moyens par lesquels nous pouvons la combattre est d’investir dans notre éducation. Il ne faut, sous aucun prétexte, que les portes des écoles soient fermées. Si nous avions su créer les conditions nécessaires pour que les enfants aillent à l’école, aujourd’hui, ils auraient eu besoin de très peu de temps pour se rattraper.

Le pastorat a temps plein est un defi en Haiti

Ensuite, la décision de l’Etat haïtien de surseoir à tout rassemblement, d’abord de plus de 10 puis de cinq personnes, a plongé les pasteurs qui dépendaient uniquement de l’église dans une crise économique sans merci, au point de ne pas pouvoir répondre à leurs besoins familiaux comme par le passé. Cette pandémie montre combien il est important pour ces derniers d’appliquer l’approche paulinienne, consistant à ne pas vivre seulement du ministère [1]. Ce n’est pas que nous y soyons opposés mais en temps crise, cela leur évitera d’être trop vulnérable.

La fragilité de l’homme face a la vie

De plus, cette pandémie nous enseigne comment l’homme est fragile. En moins de 6 mois, près de 80 millions de personnes ont été infectées dans le monde. Tout le monde y est exposé et peut, à n’importe quelle occasion, attraper le virus.

L’appel a l’unite et a la paix pour le bien tous

Enfin, il faut toujours se rappeler qu’Haïti fait partie d’un village global. Ses citoyens, quel que soit leur appartenance politique et/ou religieuse, doivent comprendre que c’est en travaillant ensemble, dans le respect des principes scientifiques et de la règle de droit, qu’ils parviendront à résoudre tous les problèmes auxquels le pays fait face. Il faut toujours compter sur l’aide de Dieu car, même lorsqu’il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, c’est le dessein de l’Éternel qui finira par l’emporter [3].


[1] John Marc Arthur, La sainte Bible, 2 Thesaloniciens 3:6-12, 1910, Société Biblique de Génève

[3] John Marc Arthur, La sainte Bible, Proverbes 19:21,  1910, Société Biblique de Génève


Comment garder ses finances personnelles sous contrôle ?

Ce n’est un secret pour personne : les fêtes de fin d’année sont le plus souvent budgétivores. En plus de cela, les soldes et les offres promotionnelles pullulent dans les boutiques au cours de cette période. Cela peut donc vous tenter au point de vouloir tout dépenser. Mais avant de céder à tout achat, ou encore de vous livrer à des activités de fête, posez-vous la question suivante : mes finances personnelles sont-elles sous contrôle ? Si votre réponse à cette question tend à être négative, voici donc quelques techniques qui peuvent vous aider.

Se fixer un budget

D’abord, fixez-vous un budget chaque semaine. Il y a de fortes possibilités pour que vous dépensiez plus qu’habituellement pendant les fêtes. Cela vous permet de déterminer la somme que vous voulez vraiment dépenser. Ensuite, dressez une liste de tout ce que vous voulez acheter, comme les cadeaux pour vos proches. Veuillez à ce que vous ne dépensiez plus que ce qui a été prévu. De plus, vous pouvez laisser chez vous vos cartes bancaires en apportant un peu d’argent en cash, de préférence. Une fois que vous aurez tout dépensé, vous arrêterez des faire des achats imprévus.

De plus, vous pouvez faire usage d’un logiciel de gestion de budget, par exemple. C’est très facile d’y arriver aujourd’hui, puisqu’il existe des applications et des sites internet gratuits qui peuvent vous aider à suivre vos dépenses. Allez-y donc, essayez-en un. Avec cela, vous pourrez normalement modifier vos budgets et gérer vos dépenses. Mais, que faire si un produit vous intéresse vraiment et que vous n’aviez pas budgétisé pour l’acheter ?

Trouver le meilleur produit rapport qualité/prix

En règle générale, cela peut arriver qu’un produit vous intéresse et que vous souhaitez l’acheter, bien qu’il ne soit pas prévu. Si cela se produit, évitez donc d’acheter le plus sophistiqué, en cherchant des alternatives moins onéreuses. Dans certains cas, vous pouvez aller jusqu’à le fabriquer si vous avez le talent pour ça. Dans le cas d’une offre à un(e) ami(e), il peut être intéressant de lui offrir un produit artisanal fabriqué par vous.

Enfin, vous devez être à l’affût des bonnes affaires en gardant un œil sur les offres promotionnels en cours ou à venir, dans les endroits où vous souhaitez faire vos emplettes. De même, vous pouvez décider de rester davantage chez vous pour dîner. Si par exemple, l’un de vos restaurants préférés sert un plat que vous aimez beaucoup, cherchez la recette et préparez-le vous-même.

Vous pouvez donc éviter de dépenser follement votre argent pendant cette période de fêtes, en prenant des décisions intelligentes et en développant des stratégies qui peuvent réduire considérablement vos dépenses. Essayez-donc d’appliquer ces quelques conseils que je vous ai donnés, et vous verrez bien que cela changera votre perception et affectera positivement votre manière d’utiliser votre argent.


Covid-19 : la Bible aussi évoque les mesures sanitaires

Cela fait déjà plusieurs mois que la pandémie de Covid-19 a fait son apparition dans le monde. Pour y faire face, trois principes fondamentaux : la distanciation sociale, l’hygiène des mains et l’utilisation des masques. Saviez-vous que des lois similaires ont été données il y a 3 500 ans environ ? Jetons un coup d’œil dans la Bible.

Cela peut vous paraître surprenant d’apprendre qu’à travers la Bible, Dieu a donné aux enfants d’Israël des consignes similaires à celles proposées aujourd’hui pour se protéger contre le Covid-19. Tout d’abord, il s’agit du lavage des mains. Ce principe se trouve au chapitre 30 du livre d’Exode, notamment des versets 18 à 21 :

« Aaron et ses fils s’y laveront les mains et les pieds. »

Verset 19, chapitre 30 du livre d’Exode

Aaron et ses fils doivent se laver les mains et les pieds avant d’entrer dans le tabernacle d’assignation pour qu’ils ne meurent pas. C’est pareil pour le Covid-19. Chaque citoyen est invité à se laver les mains et les pieds, du moins à se les désinfecter avant d’entrer à l’intérieur de leur maison, pour ne pas s’exposer ou mettre les leurs en danger par contamination.

De plus, une autre mesure essentielle proposée par l’Organisation mondiale de la santé est la distanciation sociale. On peut dire que cette dernière s’applique aussi dans la Bible :

« Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp.

Verset 46 du livre de Lévitique, à propos du lépreux

Dans le livre de Lévitique, précisément au chapitre 13, et notamment au verset 45 et 46, Dieu recommande en cas de symptômes de garder une distance par rapport à l’individu suspect, qui doit couvrir sa bouche et éviter tout contact. Contrairement à ceux qui pensent qu’avoir la foi, c’est se comporter comme un être dépourvu de bon sens, le chrétien est appelé à faire usage de sa raison et donc de la science pour vivre dans ce monde (2 Pierre 1:5-6).

Comme pour le Covid-19, la Bible recommande aussi la quarantaine

Enfin, la troisième mesure proposée en matière de lutte contre le Covid-19 a rapport aux cas d’infection. Là encore, la Bible est très instructive, si l’on se réfère au chapitre 13, notamment au verset 4 et 5 du livre de Lévitique : toute personne infectée est en quarantaine pendant 7 à 14 jours. En ce sens, chaque personne ne devrait-elle pas lire la Bible pour puiser de la sagesse ?

Tout compte fait, on peut considérer la Bible comme un livre intergénérationnelle, actuelle, factuelle, capable d’enseigner aux générations présentes et futures des principes de foi, de sagesse et d’intelligence. Chaque individu, peu importe sa religion ou son niveau social, devrait faire de la Bible son livre de chevet.

Onyl Gédéon, le théologien  


Les lacunes du Droit International de l’Environnement

Sondage : Pour vous, quels sont les symboles de la justice ?

Introduction

Les problèmes environnementaux n’arrêtent pas d’alimenter les débats à l’échelle mondiale. Il ne se passe pas une journée sans que, dans l’actualité, soit relaté un fait qui a rapport, de près ou de loin, avec l’environnement (Raven et all, 2008). Alors que l’idée de sa dégradation s’impose, en même temps se soulève la nécessité de le protéger. Or, les problèmes environnementaux ont tendance à franchir des frontières d’où la nécessité pour les Etats de les adresser par des dispositifs juridiques appropriés. C’est en effet le droit international de l’environnement qui, par ses règles et principes, répond à ce besoin. Cependant, en dépit des avancées qui sont faites au cours de son développement, cette branche du droit fait l’objet d’une série de critiques. Certains auteurs présentent un manque de coordination qui se traduit par des doubles emplois, des incohérences et des lacunes (Lepage, 2008 ; Le Bris et all, 2018). Une lacune, en effet, se définit comme étant un vide ou une déficience et, dans le cadre d’un accord multilatéral, elle peut avoir rapport : au contenu de l’accord ou sa capacité à atteindre son objectif et sa finalité ; aux discordances entre les cadres juridiques ou l’absence totale de réglementation (Nations Unies, 2018). Alors, dans ce cas précis, en quoi consistent donc ces lacunes ? Pour répondre à cette interrogation, les pratiques actuelles du droit international de l’environnement seront analysées par le biais d’une recherche documentaire en tenant compte, des aspects de réglementation, de gouvernance et d’effectivité.

Chapitre I. Les lacunes réglementaires et structurelles

Ce chapitre traite de la réglementation et de la structure de gouvernance du droit international de l’environnement. Pour ce qui est de la réglementation, l’accent est mis sur les lacunes des régimes existant et les instruments liés à l’environnement alors que du côté de la gouvernance c’est la fragmentation institutionnelle et le manque de coordination qui sont décrites.  

A. Les lacunes des régimes existants et des instruments liés à l’environnement

La dégradation de l’environnement est un problème mondial. Les réponses à y apporter concernent donc tous les pays. A cet effet, parvenir à la participation de tous les acteurs pertinents demeure un défi majeur quand on sait que dépendamment de l’agenda de certains régimes en place (priorités des Etats), certains seront toujours réticents à signer tous les accords multilatéraux relatifs à l’environnement. Pourtant, le droit international de l’environnement ne disposant de pouvoir coercitif, ne peut, sous aucun prétexte, forcer un pays à ratifier un accord. Qui pis est, dans le cadre des accords multilatéraux sur l’environnement l’obligation est faite aux pays plus riches de soutenir les pays pauvres par le transfert de technologie, d’expertise et des moyens financiers pendant que les Etats dits moins avancés sont astreints à des obligations moins strictes. Quand les intérêts sont divergents et les obligations non équilibrées, le niveau d’engagement de participation peuvent être amoindris.

D’un autre côté, il existe de sérieux problèmes d’ordre normatif. Par exemple, il se trouve des lacunes considérables dans les régimes de réglementation des substances, des activités et déchets dangereux. De plus, la multiplication des instruments et la fragmentation des régimes réglementaires rendent nécessaires la coordination et la coopération entre institutions, ainsi que la mise en œuvre complémentaire de divers instruments juridiques. Par rapport à un ensemble d’instruments juridiques relevant d’autres domaines mais ayant rapport à l’environnement, on dénote également des zones de tensions dans la gestion des différends comme c’est le cas de l’OMC qui refuse d’appliquer des mesures environnementales qu’elle estime incompatibles avec les obligations commerciales[1]. De plus, il existe un manque de clauses relatives à l’environnement dans certains traités bilatéraux ayant rapport à l’investissement et le droit de la propriété intellectuelle notamment dans les questions de transferts des pays riches vers les pays pauvres.

B. Les lacunes liées à la structure de gouvernance du droit international de l’environnement

La gouvernance internationale de l’environnement est formée d’un système multipartite composé des États comme acteurs principaux et d’autres institutions internationales, d’organes conventionnels, d’organisations non gouvernementales à l’échelle mondiale et régionale, de scientifiques et des acteurs du secteur privé lesquels contribuent à la création et à la mise en application du droit international de l’environnement. Suite à la Conférence de Stockholm, près de 200 institutions conventionnelles ont vu le jour et sont parvenues à la conclusion d’une série d’accords multilatéraux sur l’environnement dont le nombre s’élèverait à 500 environs[2].

De plus, le droit international de l’environnement est très prolifique en matière d’accords multilatéraux ; d’organes techniques et de direction.  Cependant à cause du nombre très élevé d’institutions qui se trouvent dans la structure gouvernementale, l’unité, l’interconnexion et l’interdépendance deviennent difficiles crée des possibilités de chevauchement et de conflit dans les prises de décisions. Enfin, étant donné que ces institutions ont des mandats bien spécifiques, il est possible d’assister à un manque de cohérence stratégique et à une surcharge financière et administrative notamment pour les Etats Parties.

Chapitre II. Les lacunes liées à l’effectivité du droit international de l’environnement.

L’un des reproches adressés au droit international de l’environnement est son manque d’effectivité. Ce chapitre traite des lacunes qui sont liées à son application que sont : les moyens de mise œuvre, l’exécution de la justice environnementale.

A. Les moyens de mise en œuvre

Par ailleurs, comme tout autre branche du droit, son applicabilité dépend de la disponibilité d’un ensemble de moyens de mise en œuvre comme les ressources financières, les capacités techniques et institutionnelles et les technologies liées à l’environnement en particulier. Cependant, il existe un grand fossé entre les pays développés et les pays en développement dont l’économie est en transition. Ces derniers de dépendent des pays riches et plus développés qui, selon les principes du droit international de l’environnement, doivent exercer un transfert de technologie vers eux et les supporter par le biais du financement et le renforcement institutionnel grâce à l’envoi d’expert. Ce faisant, alors qu’il se crée une situation de dépendance et de sous-traitance chez les pays moins développés, en même se développent des conditions probables pour la violation de la souveraineté nationale en cas de manque de restriction et du contrôle sur les conditions de l’aide. De plus, des recherches montrent qu’il existe des difficultés quant à l’apport de fonds publics et la mobilisation de financements privés lesquels sont d’ailleurs le plus souvent insuffisants, imprévisibles, fragmentés et variés selon les régimes dans le cadre des accords multilatéraux sur l’environnement (Pillay, 2017 ; Atteridge, 2011 ; Fauchald, 2010). Quant au transfert de technologies relatives à l’environnement, on constate qu’il existe un manque d’information, une insuffisance d’outils qui pourraient faciliter la prise de décision, une sorte d’inadéquation dans les dispositifs de protection de la propriété intellectuelle et enfin une absence d’évaluation du respect des obligations en matière de financement, de transfert de technologies et de renforcement des capacités[3]. Tout à coup surgit une préoccupation, si l’effectivité du droit international de l’environnement dépend de la bonne volonté des Parties pour être efficace, ne risque-t-il pas de distribuer une justice à double vitesse. La prochaine section traitera de la justice environnementale en faisant ressortir, bien sûr, ces lacunes.

B. La justice environnementale

Bon nombre de difficultés rencontrées dans la gestion environnementale sont dûes aux questions de justice (Sene, 2019). En effet, certains dossiers traités par la cour internationale de justice ont laissé apparaitre des défaillances techniques quant à l’utilisation des données scientifiques ce qui empêchent d’établir l’ampleur des dommages causés à l’environnement. Cela fait aussi apparaitre un autre problème majeur qui est l’insuffisance des règles ou principes relatifs aux dommages latents dont les répercussions dépendent du temps mais essentielles pour l’établissement de la preuve (Nations Unies, 2018).

Un autre obstacle auquel se jette le droit international de l’environnement en matière d’application est celui du respect des procédures et mécanismes de contrôle. En effet, les dispositions établies dans le cadre d’un accord multilatéral sur l’environnement permettent aux différentes parties d’adopter des solutions diverses et diversifiées alors que la loi devrait être d’application stricte (Saint-Pau, 2015). D’autres lacunes se trouvent au niveau du respect des droits et des obligations. Par exemple, les pratiques en vigueur au niveau des régimes internationaux de commerce et d’investissement mais qui sont intéressées par l’environnement dont les ressources naturelles en particulier ne respectent pas toujours les principes du droit international de l’environnement. Enfin, une dernière lacune qu’on peut signaler en matière de justice en droit international de l’environnement est l’insuffisance d’application des responsabilités et de la réparation pour dommages transfrontières causés à l’environnement. En effet, après la déclaration de Stockholm, les parties ont signé beaucoup d’accord multilatéraux mais les dommages transfrontières causés à l’environnement n’ont pas connu d’avancées aussi significatives. Donc, il est clair que les lacunes à combler en ce sens sont énormes et que des réformes sont obligatoires.

Conclusion

Le droit international de l’environnement fait face à de sérieux défis que ce soient au niveau de ses principes, de ses instruments juridiques, de son système de gouvernance et de son effectivité. A cet effet, il convient pour les acteurs de trouver les moyens nécessaires pour renforcer son application, rendre opérationnels ses principes et de dégager les moyens institutionnels, juridiques et financiers lesquels permettront de combler toutes ses lacunes. Le droit international de l’environnement lorsqu’il aura été plus complet et effectif sera donc plus équitable et, chemin faisant, favorisera la participation des Etats plus réticents et contribuera à la construction d’une société écologiquement plus viable pour le bien-être de tous, présents et futurs. Cet effort ne sera possible que si les acteurs se mettent d’accord pour opérer des réformes en profondeur sinon, l’efficacité et l’effectivité du droit international demeuront utopiques.

Bibliographie

Atteridge, A. (2011). Will private finance support climate change adaptation in developing countries ? document de travail de l’Institut de Stockholm pour l’environnement, no 5

Pillay, K., Aakre, S., & Torvanger, A. (2017). Mobilizing adaptation finance in developing countries

Le Bris, C., Lavieille, J. M., & Delzangles, H. (2018). Droit international de l’environnement. Ellipses.

Lepage, C. (2008). Les véritables lacunes du droit de l’environnement. Pouvoirs, numéro 4, p.123-133.

Nations Unies (2018). Rapport du Secrétaire Général sur les « Lacunes du droit international de l’environnement et des textes relatifs à l’environnement : vers un pacte mondial pour l’environnement. https://globalpact.informea.org/sites/default/files/gap-report-file/SGGaps_FR_Final.pdf. 51 pages  

Fauchald, O. K. (2010). International Environmental Governance : A Legal Analysis of Selected Options, Rapport de l’Institut Fridtjof Nansen

Raven, P. H., Berg, L. R., Hassenzahl, D.M., (2008). Environnement. Wiley, 6th edition, Edition de Boeck Université, Bruxelles, 687 pages.

Saint-Pau, J. (2015). L’interprétation des lois : Beccaria et la jurisprudence moderne. Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, no 2, volume 2, p.273-285. https://doi.org/10.3917/rsc.1502.0273

Sene, A. B. (2019) Justice environnementale : debats autour du concept et perspectives d’application. La Revue Marocaine de la Pensée Contemporaine, no 3, p.2.https://www.researchgate.net/publication/330134930_Justice_environnementale_debats_autour_du_concept_et_perspectives_d’application


[1]   Nations Unies, Document de synthèse établi pour la Conférence de haut niveau de Beijing sur les changements climatiques, novembre 2008.

[2] Ibid

[3]Ibid.


Passivité parentale : sept pièges a éviter avec son enfant


L’éducation des parents élève un enfant, mais leur passivité entraine sa ruine.


Madiou Diallo a écrit : « L’avenir d’une nation ne peut se trouver que dans sa capacité à éduquer ses enfants. » C’est une vérité qui n’est pas sans grande importance car, comme on dit chez nous en Haïti, les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain. Les parents doivent ainsi apprendre à bien éduquer leurs enfants s’ils veulent que leur vieux jours soient heureux. C’est en ce sens que des psychologues présentent certaines attitudes et comportements parentaux qui peuvent contribuer au mauvais comportement de certain enfant. Voici sept pièges à éviter :

1. Donner à l’enfant tout ce qu’il veut

Il n’est pas bon de trop frustrer son enfant mais si on lui donne tout ce qu’il veut, il grandira en pensant qu’il a le droit à tout. Pourtant, il y a des désirs chez l’enfant qui ne sont pas des besoins essentiels pour sa vie et sa survie. Si certaines barrières ne sont pas établies, cela risque de lui être très néfaste.

2. S’amuser à rire quand son enfant prononce des propos malsains

Il est important de veiller à ce que les enfants aient un langage poli et adapté à son âge, qui répondent aux valeurs de sa famille. Si un parent s’amuse à rire quand son enfant prononce des propos incongrus sans rectifier le tir, l’enfant peut grandir avec l’idée que le manque de respect est normal et amusant.

3. Ne pas réprimander son enfant pour une mauvaise conduite

Aujourd’hui, il est triste de voir comment les valeurs familiales s’enfuient dans la nuit éternelle des temps. Le dépérissement social est bien la conséquence ultime de l’effritement des valeurs qui constituaient le socle de la société. Il y a des normes et des règles sociales à respecter. L’enfant a besoin qu’on lui apprenne à le faire.

4. Ranger le désordre commis par l’enfant sans l’impliquer

Il est des enfants qui font parfois de leur chambre un espèce de bordel. Tout est en désordre. C’est bien, pour l’enfant, de jouer. En jouant, il peut organiser, désorganiser et réorganiser les objets qui sont dans sa chambre comme les jouets, par exemple. Cependant, il doit apprendre à tout remettre en ordre. Ce n’est pas aux parents de le faire à leur place. Le cas échéant, il risque de grandir dans l’incapacité d’assumer ses responsabilités.

5. Paniquer quand l’enfant crie pour un changement de programme télé ou d’activité

L’enfant, en grandissant, doit pouvoir établir la différence entre un adulte et lui-même. De même, il y a des programmes pour enfant et d’autres pour adultes. En regardant la télévision par exemple, les parents d’un enfant ne doivent pas se sentir gênés par sa réaction lorsqu’il désire changer de chaîne. Il est inadmissible de laisser un enfant écouter de la musique qui n’est pas appropriée. Cela peut provoquer une distorsion de la réalité chez l’enfant et lui fait développer des comportements inappropriés.

6. Ne pas faire preuve de discernement lorsque l’enfant lui demande de l’argent

Que c’est bien, de pouvoir donner à ses enfants les moyens de subvenir à ses besoins ! Par ailleurs, si l’argent est un bon serviteur, c’est aussi un mauvais maître. Son mauvais usage peut peser lourdement sur l’avenir d’un enfant. Donner de l’argent sans contrôle à un enfant peut l’emmener à en voler lorsqu’ils ne peuvent pas l’obtenir. Autrement dit, il faut savoir quand donner de l’argent à son enfant pour ne pas le gâter.

7. Toujours être du côté de ses enfants, même lorsqu’ils sont en tort

C’est une très mauvaise pratique pour des parents de vouloir défendre ses enfants à tout prix, même lorsqu’il est confirmé qu’ils sont en tort dans le cadre d’un acte commis. Ces parents peuvent faire grandir l’enfant avec l’idée que les autres le persécutent lorsqu’ils essaient de l’aider à se redresser de certaines faiblesses. 

Tant vaut l’enfant, tant vaut le futur d’un pays. Il est donc indispensable que les parents montrent la voie à suivre à leurs enfants, afin qu’ils ne s’en détournent pas lorsqu’ils seront plus âgés. Ils doivent être des modèles pour eux, en leur traçant la route par le biais d’exemples capables de contribuer à une société plus juste et équitable.

Onyl Gédéon, le leaderologue


FAIRE D’HAÏTI UNE NATION INTÈGRE, EST-CE POSSIBLE?

De nos jours, les valeurs qui faisaient de quelqu’un un respecté de la République en Haiti sont vilipendées et banalisées. Les gens se construisent des richesses sur du mensonge et de l’escroquerie. Les gens de bien sont ridiculisés et humiliés à cause de leur sens du sérieux. Il semble qu’il existe une absence de repère et certains vont jusqu’à se demander s’il n’est pas mieux de s’adapter en faisant comme tout le monde. D’ailleurs, le rapport de l’organisation Transparency International, classant Haiti parmi les pays les plus corrompus de la planète en dit long. Quels avantages auraient des individus à se démarquer des fossoyeurs de la nation et d’opter pour une voie exemplaire empreinte d’intégrité? Quelle attitude devraient avoir les citoyens pour changer la donne? Si vous espérez du changement, alors lisez cet article. ”.

Le roi Salomon, même si certains pourraient toujours contester de sa sagesse si l’on tient compte de certaines erreurs qu’il avait commises dans sa vie, a laissé, à travers le livre des proverbes des enseignements qui devraient orienter l’attitude des êtres humains et les porter à faire la différence dans un monde où l’usage du faux devient monnaie courante.  L”un des conseils qu’il a prodigués est celui de marcher dans intégrité afin d’éviter d’être dans la liste des imposteurs. C’est en ce sens qu’il a déclaré ceci: “Celui qui marche dans l’intégrité marche avec assurance, Mais celui qui prend des voies tortueuses sera découvert (Proverbes 10:9).”

En Haïti, combien d’hommes et de femmes peuvent marcher avec assurance sans être découvert d’avoir été un fraudeur? Pourquoi ce sont les gens qui font beaucoup plus de mal à la nation qui ont la voix au chapitre et qui parlent à gorge déployée à travers tous les canaux de communication? N’y a-t-il pas moyen d’offrir une alternative à ces profiteurs qui font de la Nation Haitienne la risée du monde? Comment des citoyens honnêtes pourraient-ils procéder pour trouver d’autres mécanismes pour barrer la routes aux gens corrompus, méchants et ignorants? Ce sont des questions pour lequelles des réponses se font encore attendre.

Dans la perspective de construction d’une nouvelle Haïti, libre et prospère, les leaders ont intérêt à puiser de la sagesse dans les Proverbes du roi Salomon afin de modifier leur comportement et d’offrir à la nation qui demande des comptes une image plus digne de ses fils.  C’est le temps où la Nation doit précéder l’Etat, l’esprit de service, à celui des intérêts mesquins et personnels et la performance,à celui des honneurs. Il est donc temps que les haïtiens bâtissent une société d’hommes et de femmes intègres et d’ériger une culture du vrai dans toutes leurs actions. L’heure est enfin arrivée pour redorer le blason d’Haïti, la Première République Noire Independante en traçant la voie de l’intégrité aux générations futures

Onyl Gédéon, Directeur et Fondateur de Vivre et Réussir, Haiti